IA et photographie

Les détracteurs de Ricardo Méndez lui reprochent de se faire courroie (de transmission) au profit des bulles vidéos quotidiennes de sa maîtresse (virtuelle !) mi-espagnole Nath-Sakura

Et bien non… Le vieux flic, survivant du franquisme (c’est dire son attachement au passé !), ne cite ici qu’une sélection de thèmes proposés par la célèbre directrice artistique…

L’IA et la photographie est désormais un concept très populaire depuis la commercialisation de logiciels du type « Midjourney » qui permet à tout un chacun (et cela est important, il n’est pas nécessaire d’être photographe et encore moins artiste) de générer des images à partir d’une simple requête textuelle.

Avec éloquence, Nath exprime son avis sur les photos artificiellement générées par Midjourney :

Le condé, un pied dans le passé, un pied dans l’avenir (sans doute très limité au vu de son mode de vie !) aime se référer à l’Histoire des Sciences et va tenter d’apporter l’élargissement qui convient à ce bluff technologique (cf Jacques Ellul) qu’est l’IA :

L’IA est un concept remontant, pour beaucoup d’historiens des Sciences, à Alan Turing… Le principe de départ est simple : si l’on considère que le cerveau humain est une machine physico-chimique, alors il est (sera) possible de construire avec des composants biologiques ou non, une machine artificielle de même capacité cognitive… (notion d’IA forte).
Le problème est qu’il est très difficile (impossible ?) de définir l’intelligence humaine car celle-ci est propre à chaque individu appartenant lui-même à un groupe social, religieux, ethnique, culturel etc…
L’IA telle que l’on essaie de nous la vendre n’est constituée que d’algorithmes capables d’exploiter des bases de données massivement parallèles… C’est juste une imitation de l’intelligence humaine restreinte à un domaine d’expertise particulier (la photographie par exemple). C’est la notion d’IA faible. D’ailleurs, ces « imitations » reproduisent, de facto, tous les biais cognitifs de l’Homme à une période donnée y compris les plus détestables (couleur de peau etc… ). Midjourney ou autres logiciels du même tonneau vont « fabriquer » à partir d’une chaîne de caractères (une requête textuelle) des images représentant ce qu’attendent la plupart des individus dans un contexte spatio-temporel et culturel donné en embarquant tous les biais que l’on peut imaginer (religieux, liés aux notions de race, de sexe, d’idéalisme… ). C’est tout sauf de l’art ! La création artistique, a contrario, est un des moyens pour, justement, s’évader du contexte spatio-temporel d’une époque… et de la « niche environnementale » (cf Henri Laborit) de l’artiste !
Pour bien comprendre comment fonctionne ce que l’on appelle très abusivement IA, il faut aller s’amuser avec la « moral machine » du fameux MIT (Massasuchetts Institut of Technology)… Rien à voir avec la photo mais ça aide à comprendre !

La Moral Machine

  • Une machine peut-elle résoudre (ou tout au moins appréhender) tous les problèmes ? Non.
  • Une machine peut-elle tomber amoureuse ? Non.
  • Une machine peut-elle créer ? Non.
  • Une machine peut-elle avoir une conscience, avoir conscience d’elle-même ? Non.
  • Pourrons-nous, un jour, fabriquer une telle machine ? Ricardo n’a pas la réponse mais, à l’instinct, est convaincu que non.

Merci, Nath, pour cette vidéo rafraîchissante qui détonne dans la nébuleuse propagande techno-scientiste actuelle.


En savoir plus sur Un photographe insignifiant incarne l’inspecteur Méndez !

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