Le coup de gueule de Nath-Sakura !

Dans son Nath-Sakura-Flash (NSF) 217 de sa chaîne Youtube, « Intelligence Artificielle et Photo : l’escroquerie dévoilée » du 14 juillet 2024, la grande photographe Nath-Sakura est très agacée par les nouvelles CGU (Conditions Générales d’Utilisation) des logiciels d’Adobe (Photoshop, Lightroom, Première Pro entre autres).

Que disent les CGU des produits-phares d’Adobe ?

Le vieux flic dépassé vous incite à lire l’article du site professionnel developpez.com qui fait référence près des développeurs de tous poils :

Les nouvelles conditions d’utilisation de Photoshop imposent aux utilisateurs d’autoriser Adobe à accéder à leurs projets actifs aux fins d’entraînement de ses modèles d’IA

Le titre de cet article ne peut être plus limpide ! Le flicard barcelonais reproduit ici 2 paragraphes des CGU d’Adobe parfaitement analysés dans l’article de developpez.com cité supra :

Rappelons le principe d’acceptation sans condition et dans leur intégralité des CGU. L’utilisateur va livrer, consciemment (s’il a lu et compris les CGU) ou non, sans aucune contrepartie financière, l’intégralité des contenus (images, vidéos) qu’il traite avec les logiciels d’Adobe qu’il aura loués.

Ce pillage systématique des données des utilisateurs contribue à enrichir les massives bases de données d’Adobe afin d’entraîner ses modèles IA basés sur le deep-learning.

Escroquerie comme laffirme Nath-Sakura ?

Il s’agit d’un véritable hold-up planétaire !
(Ricardo emprunte ici le titre d’un célèbre ouvrage de Di Cosmo)

Ricardo Méndez

Peut-on éviter le pillage de sa production artistique en utilisant, comme le suggère Nath-Sakura, Capture One par exemple dont les CGU n’évoquent pas (encore) un tel pillage de données ?

Clairement non ! Sur ce point précis, l’inspecteur raté est en désaccord avec la séduisante photographe ! En effet, qu’est-ce qui empêcherait, à l’heure actuelle, la firme danoise Capture One d’adopter le modèle commercial d’Adobe et le vol des données qui peut lui être associé ? Absolument rien !

D’ailleurs, le journal numérique Phototrend met le doigt sur un signal faible émis par Capture One :

Fin du logiciel gratuit Capture One Express : quel impact pour les photographes ?

Le logiciel Capture One Express, gratuit lui, est abandonné depuis le 30 janvier 2024… PhotoTrend analyse parfaitement les conséquences probables :

« Cette décision peut également s’inscrire dans une stratégie commerciale visant à orienter les clients vers des abonnements payants à ses logiciels. »

Il est plus que probable que l’analyse de PhotoTrend soit juste et vérifiée dans un délai court. Une fois que les photographes se seront orientés vers l’abonnement payant, qu’est-ce qui empêchera la firme danoise de modifier ses CGU dans le sens de celles d’Adobe ? Rien. L’utilisateur sera menotté.

No Future ?

L’Officier de Police dégradé Méndez, matricule 3456X, distingue une faible lumière au bout de ce sordide couloir qui pourrait bien être la sortie de cette prison numérique…

Voilà ce que Méndez a écrit lors d’un bref échange avec la photographe Nath-Sakura :

« Ce que tu expliques (parfaitement bien) dans cette vidéo n’est pas vraiment nouveau et le débat fait rage depuis plusieurs décennies dans la milieu de l’informatique… Le problème s’est juste amplifié pour les raisons liées au modèle économique de l’IA que tu expliques. Adobe et la plupart des logiciels sont des logiciels « privateurs » (de liberté) pour reprendre l’expression de « RMS » Richard Matthew Stallman… Ca ne date pas d’hier puisque c’est en fait le modèle économique porté par le monde des brevets industriels dont il est ici question. A ce jour, la solution pour contrer ce pillage de données et aussi cette violation des libertés passe par l’Open Source (qui mériterait de longs développements).
Un logiciel Open Source n’a pas de CGU mais est associé (très souvent) à la General Public License (CPL) :

  • Liberté 0 : la liberté d’exécuter le logiciel pour n’importe quel usage,
  • Liberté 1 : la liberté d’étudier le fonctionnement d’un programme et de l’adapter à ses besoins, ce qui passe par l’accès aux codes sources,
  • Liberté 2 : la liberté de redistribuer des copies,
  • Liberté 3 : la liberté de faire bénéficier la communauté des versions modifiées.


Pour revenir à la photo, le policier photographe dilettante tente d’exploiter depuis longtemps Darktable pour développer ses clichés… D’aucuns vont me dire que ce logiciel est moins ergonomique que les logiciels privateurs concurrents… A discuter… En tout cas, Darktable (et de manière très récente son fork ANSEL écrit par Aurélien PIERRE) ne demandent qu’à s’améliorer grâce aux contributions de… tous ! » Ce type de logiciels non associés à quelque forme de CGU qui soit mais uniquement à la GPL permissive, respecte les utilisateurs, tout simplement ! »

Si vous voulez en savoir plus sur l’Open Source, n’hésitez pas à relire l’article insignifiant de Ricardo sur ce sujet !

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