Vous, lecteurs des articles insignifiants et embryonnaires de Ricardo Méndez vous vous demandez, de fois à autre, de quels courants de philosophie politique le vieux flic s’inspire…
Clairement anar, Ricardo ? c’est sans doute vrai à en croire l’introduction d’un de ses précédents billets :
Le vieux flic espagnol dégénéré, dépassé et n’appartenant pas à la race supérieure, aime citer Jean Yanne pour exprimer son indépendantisme, son refus de toute autorité ou hiérarchie, son côté un peu apolitique et anar finalement…
Mais il ne suffit pas de s’autoproclamer « libertaire » avec suffisance et dédain pour le devenir. Il faut être en permanence ou presque, comme on pourrait le vivre dans une fusion sexuelle, corps à corps avec ses idées dans tous les paroles et actes du quotidien. C’est une forme de routine sportive, chère à nos contemporains hygiénistes, mais celle-ci est intellectuelle.
On ne nait pas anar, on le devient.
Ricardo Méndez
Cette routine qui forge, jour après jour, la carapace plus ou moins résistante aux coups de boutoir d’une société autoritaire, passe bien entendu, telle que pour une machine cybernétique, par l’acquisition d’information sur le Monde passé, présent et si possible avenir. Il faut donc accepter de longs moments de solitude pour lire, et lire encore.
Mais les idées novatrices et motivantes, celles qui forgent la vie intellectuelle de l’honnête homme, ne se trouvent pas (ou très rarement) dans les ouvrages nominés ou dans les films Oscarisés. Il faut, a contrario, dénicher, dans une quête infinie, l’auteur oublié car non-réédité chez les bouquinistes ou encore le vieux film enseveli par tant d’autres au cours des décennies.
Il convient de ne pas croire en la puissance divine de l’Internet et de ses technologies associées pour détecter et surtout mémoriser au travers les siècles la Connaissance. Du rêve de la Connaissance universelle et exhaustive ne restera à nos descendants, dans quelques siècles, que quelques milliards de selfies ou de productions d’images médiocres réalisées par ce que nos scientistes appellent Intelligence Artificielle.
En ce qui concerne la prise d’information immédiate, le contenu de la quasi totalité des médias n’a bien entendu aucune valeur objective. Ce contenu est soit de nature propagandiste, soit de nature marchande, les 2 tendant à s’imbriquer dangereusement et inextricablement. La corruption de la Presse a écarté depuis longtemps les grands intellectuels. Qui se souvient des longs développements de Michel Foucault dans le journal Le Monde ou dans Le Figaro ? Plus récemment, un grand universitaire historien et spécialiste du nazisme, Johann Chapoutot, souvent cité dans les billets de Ricardo, n’a trouvé porte-voix qu’à travers une presse certes indépendante mais extrêmement marginalisée donc méconnue et fragile. Et pourtant, les citoyens auraient bien besoin de s’inspirer des travaux de Johann pour évacuer les relents nauséeux de l’extrême-droite multiforme.
Le contexte est posé. Voilà pourquoi le flic anar (peut-on le dire maintenant ?) a plaisir à lire des magasines aussi décalés que Apocalypse Magazine :
Et c’est dans le dernier numéro d’Apocalypse que le flic le plus décalé de la péninsule ibérique a découvert une pépite dans les travaux méconnus de Paul d’Orléans.
Méndez a traduit ici pour partie la page Wikipedia-US le concernant :
Paul d’Orléans (né en 1964) est un historien de la moto, auteur et conservateur américain connu pour son expertise en matière de culture et d’histoire de la moto. Il est le fondateur et l’éditeur du site web The Vintagent, une ressource en ligne sur l’histoire et la culture de la moto. Il contribue fréquemment à des publications sur la moto et est l’auteur de plusieurs livres sur l’histoire et la culture de la moto. Il est un ardent défenseur de la préservation des motos anciennes et une figure reconnue de la scène des motos personnalisées. Il est le fondateur du Motorcycle Film Festival, un événement annuel qui présente des films sur les motos et la culture motocycliste.
source Wikipedia-US
Paul d’Orléans a créé un magnifique site qui montre ses travaux et oeuvres situés à l’intersection de la moto, de l’Art, de l’Histoire et de la Technologie. De très belles photographies historiques à savourer !



Méndez est, en dépit de toute apparence, un sentimental et a été victime d’un petit épanchement lacrymal en dégustant les photos de très vieilles Moto Guzzi et de leur non moins vieux pilotes ! Nul n’ignore, la Loi certes, mais aussi le fait que Ricardo s’éclate quotidiennement sur sa Guzzi !



« Des motos en révolution » avez-vous dit Inspecteur ?
Affirmatif ! Et le flic dépravé de revenir à l’article de Apocalypse Magazine n° 4 qui met tout particulièrement en valeur un des travaux de Paul d’Orléans : une étude sur les motos en révolution qui décrit l’importance de ce véhicule dans la vie de célèbres révolutionnaires au coeur même de leurs combats.
Pancho Villa, Ernesto ‘Che’ Guevara dont l’aventure à moto est narrée dans » Carnets de voyage » , Cliff ‘Soney’ Vaughs, Jean Cocteau et sa complice Kenneth Anger et bien d’autres encore !



Merci à Apocalypse Magazine d’avoir fait découvrir le site magistral The vintagent de ce grand auteur Paul d’Orléans au policier ignorant !
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