Non, l’Inspecteur de Police Ricardo Méndez, plus de 40 ans de service sans la moindre gratitude de sa hiérarchie mais respecté si ce n’est adulé par les petits tenanciers de bistrots de son quartier, considéré pour son intégrité et presque admiré par les prostituées, surtout les plus âgées mais aussi et essentiellement d’ailleurs celles qui ont pris du galon en dirigeant de main de maîtresse les bars où une dame altière portant bas et porte-jarretelles sera reçue comme une princesse tout comme un vieux mâle sicilien sera jaugé à ses bracelets et bagues en or, la séduisante apparence de souplesse alliée à la minceur du cuir suédé de ses mocassins Anton Walk et à l’épaisseur de son marocain, n’a pas viré par-dessus bord ses idées philosophiques de comptoir (zingué massif svp), ses relations anarchistes et enseveli dans les plus profonds de ses circuits neuronaux défaillants la formule d’origine non encore identifiée par les historiens et non moins célébre malgré tout : « Ni Dieu, ni maître« . Seul Paul, Vincent, François et les autres seraient restés muets, aurait pu répliquer et clouer la machoire jaunie et édentée du vieux flic :
Choisir Dieu est le seul moyen radical de n’avoir aucun maître.
Paul Claudel
Pour faire court et direct comme l’on aime dans la nouvelle civlisation que l’on subit, Ricardo Méndez n’a rien proposé ni vendu quoi que ce soit en décembre, pas même son corps… D’ailleurs, qui en aurait voulu ? On ne vend pas un livre à un ivrogne illettré ni un verre d’alcool à un intellectuel atteint d’ulcère à l’estomac. En décembre comme en janvier.
Donc l’honneur du vieux magistrat est sauf…
En ce mois de janvier, il ne fera qu’une seule promotion. Celle d’un ouvrage remarquable, sans doute le meilleur actuel de cet auteur :
Le désert de nous-mêmes
Eric Sadin aux éditions l’Echappée.

Eric Sadin est un philosophe des sciences techno-critique des plus respectés dans le monde francophone. Avant de prononcer son nom après avoir bu une dizaine de Cuba Libre dans un soirée libertaire, lisez au moins un de ses ouvrages et ne vous laissez pas intoxiquer par la bête et mêchante propagande de Laurent Alexandre dont la littérature de hall de gare constitue un rideau de fumée aux allures de vérité (plus vrai que le Canada Dry !) au service des géants du numérique.
Eric Sadin est difficile à appréhender. Il l’a lui-même compris car au fil de sa production littéraire, ce sont clairement ses derniers bouquins qui sont les plus faciles à lire (mais pas les moins intéressants au contraire !). Eric a très rapidement admis que nous ne sommes pas tous docteurs en philosophie et que ce qui prime c’est la transmission des idées ! Important la transmission des idées… surtout quand on en a ! Foi de Méndez !
Ricardo souhaite rassurer ses lecteurs. Cet article ne va pas analyser et encore moins juger le dernier ouvrage de Sadin. D’autres l’ont fait et souvent avec brio.
« Le désert de nous-mêmes » est juste une sommité. Sommité parmi celles d’autres auteurs parfois cités par le vieux flic (par exception) : Matthew_Crawford, lui-même philosophe à l’Université et… mécanicien moto, par exemple. Eric a une culture littéraire, le vieux flic corrompu (à sa manière) a un vécu technique et scientifique, très orienté Open Source comme il l’explique dans un de ses anciens articles. Chacun sa bonbonne et Courage, le vin et le pastis d’abord… et au hasard des courants et des Dieux marins certaines pensées se rejoignent !
Donc, fidèle à ses convictions, Ricardo promeut Eric de manière libre, indépendante, non rémunérée. Ricardo n’est qu’un ses nombreux lecteurs anonymes. Méndez lit en 2 ou 3 jours chaque nouvel ouvrage de l’auteur. Certes, une littérature exigeante, mais Oh Combien plus percutante que la série des SAS de Gérard De Villiers pourtant très instructive en terme de géopolitique même si les prismes : sexe, argent, idéologie ne permettent pas de tout appréhender.
Et, en guise de conclusion, l’Officier à bout de course vous renvoie vers un article récent du même tonneau et concernant le même auteur ! Bonne lecture !
NDLR : Eric sadin n’a pas, au moment de cette publication, eu connaissance de ce dernier article de Ricardo Méndez, Inspecteur Deuxième classe et alcoolique identifié comme tel par sa hiérarchie. La défense de Ricardo Méndez en la personne de Maitre Pochard du Barreau sera seule compétente en matière de communication.
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