La photographe Nath-Sakura a diffusé très récemment un nouveau NSF (Nath-Sakura Flash) où elle explique, à travers l’Histoire de l’Art, pourquoi autant de corps nus apparaissent depuis toujours dans les oeuvres artistiques (peintures, sculptures, photographies). Elle évoque aussi la censure récurrente exercée par les réseaux sociaux concernant ses photographies où peuvent apparaitre le bout d’un têton (toujours féminin le sein !).

Bacchanales avec satyres de DUBOURG Louis-Fabricius
Nath nous rappelle judicieusement ce qu’est une production au caractère sexuel explicite. C’est tout simple et cela permet de facilement faire le distinguo entre une oeuvre d’art et une production pornographique.
Quand on écoute Nath-Sakura sur ce sujet, le féminisme n’est jamais très loin… Le vieil inspecteur n’est pas féministe. Le féminisme ne représente rien pour lui si ce n’est qu’une nouvelle forme de recherche de dominance. Tel un pélerin, il tente de suivre un long sentier menant hypothétiquement à une forme d’humanisme…
L’humanisme est une forme supérieure et globalisante qui fait que féminisme et racisme sont, de facto, vidés de leurs sens…
Ricardo Méndez
Pour prolonger l’argumentation de Nath, le flic déchu aux neurones nécrosés va mettre en avant 2 points essentiels :
- Est-ce véritablement le rôle des réseaux sociaux d’exercer une quelconque censure ?
On peut se poser la question en ce sens que ces réseaux sont détenus par une poignée de milliardaires dont l’éthique et les idées politiques souvent rétrogrades posent questions… Pour généraliser, est-ce à l’exploitant des tuyaux de contrôler le contenu de ceux-ci ?
- Doit-on continuer à utiliser les réseaux sociaux ?
Plus précisément et pour enfoncer le clou, doit-on persévérer dans l’usage des réseaux sociaux pour, notamment, promouvoir son image ou ses produits ou même pour diffuser ses idées en fermant les yeux sur un système économique mondial qui participe à l’accroissement des inégalités et favorise le contrôle des populations au seul profit de quelques uns ?
So, what’s next ?
La solution passe sans doute par une décentralisation de l’informatique (en règle générale) et par l’utilisation de réseaux sociaux décentralisés comme Mastodon où chaque serveur possède ses propres règles et directives. Si l’on est en désaccord avec la gestion d’un serveur et les règles de vie de son administrateur, on peut basculer sur un autre… Si tous les serveurs nous rejettent… là… il faut se poser des questions ! En pratique, cela se passe très bien et tous les utilisateurs se respectent… Nous n’avons nul besoin de la régulation coercitive des Etats et encore moins des entreprises où l’Homme est devenu un composant obsolète dont il faut juguler algorithmiquement ses pulsions !
Mastodon un havre de paix et de tolérance numérique !
Ricardo Méndez
Et si l’homme revenait à l’écrit ? Nous avons abandonné l’écrit au profit de l’image et tout particulièrement la vidéo alors que cette dernière ne devrait être que le complément de celui-ci. C’est parce que la vidéo prime sur l’écrit que des plateformes d’hébergement et de diffusion de contenus en situation oligopolistique ont vu le jour… Seules quelques multinationales possèdent des moyens financiers suffisants pour héberger une quantité monstrueuse de contenus à base d’images… sauf décentralisation systématique des systèmes. On peut par ailleurs s’interroger sur l’impact écologique de pareille débauche technologique.
Ces sociétés ont su flatter l’ego de l’Homme en permettant au vulgum pecus de facilement avoir, au travers des réseaux sociaux, l’audience d’un Prix Nobel pour paraphraser Umberto Eco…
Réapprenons à écrire !
Ricardo Méndez
Une réponse à « Le puritanisme des réseaux sociaux »
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[…] Le puritanisme des réseaux sociaux […]
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